séminaire Muséologie, Muséographie et nouvelles formes d’adresse au public “Réseaux sociaux herméneutiques” : séance du 10 février 2015 à 17h30

Posted on février 10, 2015

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Nous relayons l’invitation de l’IRI :

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Bonjour,

Nous sommes heureux de vous inviter au séminaire Muséologie, Muséographie et nouvelles formes d’adresse au public “Réseaux sociaux herméneutiques”, mardi 10 février 2015 à 17h30, Salle Triangle du Centre Pompidou, avec Alain Garnier, Yuk Hui et Henry Story.

Présentation :

Réseaux sociaux herméneutiques

Comment faire en sorte que s’instituent de nouveaux modes du dialogue entre chercheurs, entre critiques, entre le musée et son public, et entre les apprenants et les enseignants ? Le renouvellement par le numérique des enjeux didactiques, heuristiques et pédagogiques de la transmission des savoirs nous oblige à penser un nouveau type de réseau social, à même d’offrir aux données des contributeurs une valeur néguentropique, en les rendant échangeables et contributives.

A la lumière de la théorie des réseaux sociaux <http://www.iri.centrepompidou.fr/wp-content/uploads/2011/02/Hui_Halpin_Collective-Individuation.pdf>  développée par Yuk Hui et Harry Halpin d’après les thèses philosophiques de Gilbert Simondon, et à la suite de la recherche contributive entreprise en 2013-2014 autour du cours de philosophie de Bernard Stiegler <http://ldt.iri.centrepompidou.fr/ldtplatform/ldt/front/player/176d2276-fac1-11e3-ba95-00145ea4a2be/> , nous imaginerons dans quelle mesure le réseau social peut devenir partie constituante d’un objet d’étude, d’une exposition ou d’un cours. Comment il peut devenir mode de contribution pour l’étudiant, le chercheur, ou l’amateur.

Un tel réseau social ne saurait se fonder sur l’individualisme qui caractérise le modèle de Facebook. La mise en réseau ne doit pas être une affadisation, une totalisation du profil, une désindividuation de l’utilisateur, ni non plus une vitrine de soi, mais bien un moyen de partager avec les autres membres du réseau des savoirs, des idées et des expériences. C’est à partir d’un groupe, ou de divers groupes que l’utilisateur, devenu contributeur, pourra exprimer son interprétation de l’objet ou des objets auquel(s) le réseau est attaché, et ceci au sein d’un collectif, c’est-à-dire au sein d’une communauté de sens capable de s’entendre, de se donner des règles et de faire évoluer le réseau social lui-même. C’est aussi par cette organisation collective que pourront naître sur le réseau des communautés divergentes, et donc la controverse sans laquelle le savoir stagne.

Ce modèle de réseau social herméneutique est donc intimement lié à des technologies d’annotation et d’indexation, à des algorithmes de recommandation visant à mettre en relation les singularités se rapprochant et celles qui s’éloignent, mais aussi à des dispositifs d’éditorialisation et de publication collectives, et à des outils réflexifs de traitement de bases de données indexées.

Alain Garnier est co-fondateur et CEO de Jamespot (http://www.jamespot.com/), un réseau social qui regroupe les utilisateurs par centres d’intérêt. Il est l’auteur de « Le réseau social d’entreprise » (2011) et de « L’information non structurée dans les entreprises : Usages & outils » (2007).

Yuk Hui est chercheur postdoctoral à l’Université de Leuphana, à Lüneburg, en Allemagne, et chercheur invité à l’IRI. Ses recherches portent sur la théorie de l’information à l’aune des thèses philosophiques de Gilbert Simondon, sur la philosophie du web et l’épistémologie des objets numériques. A l’IRI il a notamment contribué à la recherche sur le web social <http://www.iri.centrepompidou.fr/projets/socialweb/>  et tenté de définir un modèle de réseau social alternatif. Il est notamment co-auteur (avec Harry Halpin) d’un article consacré à l’individuation collective et au renouveau des réseaux sociaux, Collective individuation : The future of the social web <http://www.digitalmilieu.net/documents/Hui_Halpin_Collective%20Individuation.pdf> , parue dans « Unlike us Reader » et il publiera prochainement un livre aux Presses Universitaires du Minnesota : « On the existence of digital objects », préfacé par Bernard Stiegler.

Henry Story a étudié la Philosophie Analytique puis les fondements de l’Intelligence Artificielle à Londres, avant de partir travailler en  Californie à AltaVista où il a développé le service de traduction en ligne « babelfish.altavista.com« . De 2004 à 2010 il a travaillé sur le web sémantique en se concentrant finalement sur le Web Social sécurisé. Pour cela il a développé des protocoles d’identité, d’authentification, et de contrôle d’accès nommés WebID. Plus récemment il a participé au processus de Standardisation de la Linked Data Platform (http://www.w3.org/TR/ldp/) au W3C, laquelle standardise des méthodes d’écriture sur le web. Pour cela il a implémenté une version de ces standards en Scala en Open Source dans le projet read-write-web (https://github.com/read-write-web/wiki/wiki). Depuis quatre ans, Henry participe aux conférences PhiloWeb où il a exploré les racines philosophiques du web des données.

Diffusion en direct sur : http://polemictweet.com/

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